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19/08/2007

DES PEINES SUR SCENE.

Des peines sur scène.
Oh! que notre monde est spectaculaire
Cette immense scène de théâtre
Dont le quotidien nous emplis l'occulaire
Et nous ennivre d'émouvants actes
Au goût des géants de notre terre
Qui tiennent le globe dans leurs tennailles,
S'il devait se passer de toutes ces guerres,
Le monde ne serait plus que grisaille.
Les soldats s'ennuyeraient dans les casernes
Les armuriers se mettraient à la faillite
Les jours nous parraîtraient bien ternes
Sans ces mélodies au son de dynamite
De quoi vivraient tous ces chimistes?
Ces savants qui prostituent la science
En la basculant vers les sinitres
Pour résumer en"BOUM" toute l'existance
Et les bonhommes de ces organisations
N'auraient plus rien à dire dans leurs discours
Comment mériter de leurs allocations?
Sans devoir prêcher d'hypocrites amours
Tout est misé sur la finance
Peu importe qu'il faille tout détruire
Pour mieux la mettre en évidence
Car sur ces cendres elle doit reconstruire
Tant pis pour ces âmes qui périssent
Quel prix peuvent elles bien valoir
face à ces trop onéreux feux d'artifices
Et tous ces barils en guise de pourboire
Tant pis pour ce sang que l'on laisse couler
Pour receuillir un peu de pétrole
Les géants s'en laissent les mains maculer
Pour mettre l'argent sous leur contrôle.
Sur la foi de drôles de saints écrits
Des jeunes se font de bombes humaines
Dopés par les promesses d'un paradis
Ou les attendraient de belles aubaines
Ils vivent leur brève existance
Avec le coeur dans ces édens
Et par ces suicides aux allures de délivrance
Ils croient accomplir de divins desseins
En entrainnant dans leur"sainte guerre"
Des millions d'âmes en toute innocence
Leur forçant l'envie de quitter la terre
En immolant sur ces autels leur existance
Le monde aujourd'hui n'est que cinéma
Et toujours on concocte des scènes
On réalise de dramatiques schémas
Sans se soucier des vies humaines
Le tout au nom de cette gagraine
Ce beau diable qu'on nomme argent
est rendue vile l'existance humaine
Et le pétrole plus précieux que son sang
Pendant que nous ramassons nos morts
Ils prennent à la pelle leur argent
Toujours ironisant notre sort
Ils nous versent des larmes en souriant.
                                                             Tiako Toko.

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